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La radiothérapie veut continuer !



Le centre de radiothérapie de La Roseraie lutte pour sa réouverture. La municipalité le soutient
et a interpellé les pouvoirs publics.

Le centre de radiothérapie de La Roseraie lutte pour sa réouverture. La municipalité le soutient
et a interpellé les pouvoirs publics.

Nous sommes très inquiets », comme
la responsable du plateau technique
du centre de radiothérapie installé
à La Roseraie, patients, personnels et municipalité
espèrent bien que l’Agence régionale
de santé (ARS) reviendra sur sa décision.
En effet, le 30 janvier, le centre, avec sa quinzaine
de salariés, a dû fermer ses portes faute
d’une autorisation renouvelée de poursuite
d’activité.

Des centaines de malades du cancer doivent
se rendre désormais dans les hôpitaux de
Montfermeil où Avicenne à Bobigny, dans les
deux dernières unités de radiothérapie externes
en Seine-Saint-Denis.
« C’est un sacré gâchis », déplore, ulcérée,
le docteur Nicole Renody,
la directrice générale du
centre de radiothérapie
Ornep.
« Nous avons investi
cinq millions d’euros dans
un appareil ultramoderne
sans que l’agence trouve à
redire. Et aujourd’hui, alors
que nous nous apprêtons à
rejoindre le seuil requis des
600 patients en 2015, le
couperet de l’ARS tombe.
C’est incompréhensible
 ».

L’autorité en question parle
de rationalisation de l’offre
de soins.
Elle a estimé que trois kilomètres
entre deux des trois sites justifiaient d’en fermer
un, et de concentrer les moyens sur les
deux autres.
Le fait d’avoir stagné autour de
430 patients ces dernières années, a porté
l’estocade à Aubervilliers.
« Depuis, la courbe
de patients remontait, mais on n’a pas voulu
nous laisser le temps
 », réplique le docteur.

Pour Maria Mercader, adjointe au maire
déléguée à la Santé, l’ARS applique une règle
comptable qui découle du Sros (Schéma régional
d’organisation des soins) et va renforcer
les inégalités de territoire en matière
de santé.
« Cette logique purement économique
contraint les malades à se déplacer plus loin et va engorger les structures
existantes
 ».

Pas question de laisser faire sans réagir. Le
5 février, le maire publie un communiqué.
Il
réclame le renouvellement de l’autorisation
d’activité au nom de la haute qualité de son
plateau technique, de la préservation d’emplois,
d’une pérennité de l’offre de soins sur
la ville.
Il réaffirme également la pertinence
du maintien du centre au sein d’une filière
oncologique d’excellence, et dans le cadre
du projet de rénovation et d’agrandissement
de La Roseraie.
Il a écrit à Marisol
Touraine, la ministre de la Santé et au Premier
ministre, Manuel Valls. Le 9 février, il
reçoit les personnels.
Une pétition est alors
lancée dont l’ARS est la destinataire.
Malgré l’intervention d’un conciliateur,
l’ARS s’est opposée à prolonger l’ouverture
du centre.
Le mardi 3 mars, un rassemblement
devait se tenir devant son siège, rue de
la Gare.
Enfin, le mercredi 4 mars, une rencontre
était prévue au ministère de la Santé.
« Si rien ne bouge, nous sommes prêts à
aller devant la justice
 », prévient le docteur
Renody, sûre de son bon droit.

Frédéric Lombard
Le 4 mars 2015

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