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La métamorphose est annoncée

L’hôpital européen de Paris La Roseraie possède son centre de consultations, rue Henri Barbusse.

Telle une chenille dans
son cocon, l’hôpital
européen de Paris La
Roseraie prépare sa transformation
en papillon.
Un
papillon… de huit étages,
quatre niveaux de sous-sol,
200 places de parking ! Car
d’ici 2018, l’hôpital sera entièrement
démoli et reconstruit,
annonce le groupe italien
Villa Maria à la tête de
l’hôpital et de la polyclinique.

Première étape, l’ensemble des
services de consultations sont,
depuis fin juin, regroupés dans
un bâtiment rénové situé au
59 rue Henri Barbusse.

Dossier patient numérique

Ces consultations médicales se faisaient
auparavant dans deux bâtiments vétustes,
dont un en sous-sol. Désormais, elles sont
réparties par pôles sur quatre étages, avec
grandes salles d’attente lumineuses, climatisation,
meilleures conditions d’évacuation
d’urgence.

Au passage, tout le service
est passé en version informatique. Les
patients se verront donc ouvrir un dossier numérique personnel accessible par l’ensemble
des médecins du site. De quoi fluidifier
un fonctionnement qui enregistre
jusqu’à 1 000 visites par jour !
Les anciens locaux vont quant à eux être démolis
pour libérer l’emprise du futur hôpital.
C’est le point de départ de la construction
du futur édifice de 37 000 m², au
cœur du site actuel. La totalité des services
– actuellement éclatée dans quatre
bâtiments – y sera regroupée à terme.

« La
configuration actuelle, héritée de l’histoire
du site, est complètement surréaliste ! Il y a des kilomètres de tuyaux.
Là, ce sera plus rationnel, efficace,
aux normes
 », explique
le cabinet d’architecture Archicréa,
en charge du projet
dans lequel le groupe italien
va investir près de 60 millions
d’euros.

Les travaux lourds commenceront
début 2016 et dureront
trois ans. Jusqu’à l’ouverture
du nouvel hôpital, tous les
soins seront garantis sans interruption.

Ce projet ouvre de
nouvelles perspectives après
une année tourmentée. La Roseraie
avait été placée en redressement
judiciaire jusqu’à mai dans le
cadre d’un conflit social.
Elle s’était également
vu imposer la fermeture, par les
autorités, du centre de radiothérapie installé
dans ses locaux, pourtant très pointu,
et qui n’a pu rouvrir malgré un fort soutien
local et municipal.

Naï Asmar
Le 2 septembre 2015

Centre de consultations
59 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.48.39.45.00