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Le conservatoire sort de terre

Chantier rondement mené pour le futur conservatoire du centre-ville. En 2013, cet ensemble
accueillera 1 500 élèves, 130 enseignants, un pôle d’enseignement supérieur et un espace
culturel transdisciplinaire.

Chantier rondement mené pour le futur conservatoire du centre-ville. En 2013, cet ensemble
accueillera 1 500 élèves, 130 enseignants, un pôle d’enseignement supérieur et un espace
culturel transdisciplinaire.

Après neuf mois de travaux, fondations,
sous-sol et terrassements sont achevés
et près de la moitié des « verticaux » se
dressent déjà face au Théâtre de la Commune.
Tout le voisinage garde un oeil attentif sur la
poussée de ce futur équipement en bien des
points remarquable.
Erigée sur 6 200 m2, cette
« cathédrale du son », selon les mots du maire,
Jacques Salvator, offrira de vastes terrasses
végétalisées ; une verrière couvrira le hall et
la cafeteria, surplombée de deux tours de six
étages reliées par des passerelles transparentes.
«  Nous avons évité la facilité d’un gros bloc
aveugle (et sourd !) que semblaient appeler
les contraintes d’isolation phonique,
explique
François Chochon, l’architecte.
Les trois salles
les plus isolées constituent le socle légèrement
incliné de l’ensemble, pendant que
les espaces d’enseignement, qui bénéficient
de plus larges ouvertures, sont logés dans les
deux tours.
« “La musique dans les airs” a
ainsi été une de nos idées directrices.
 »
L’aménagement phonique est un des éléments
clefs de cet ouvrage qui abritera, entre autres, plusieurs studios de répétitions, un auditorium,
un plateau d’orchestre et une salle de
spectacles modulable qui accueillera spectacles
vivants et manifestations locales.

L’étude acoustique du bâtiment a été confiée
à Jean-Paul Lamoureux qui avait déjà, il y a
30 ans, travaillé avec François Chochon sur…
la Cité de la Musique.
L’acoustique intervient à toutes les étapes, de
la conception à la construction.
Elle pilote
les méthodes de génie civil et de gros oeuvre
et détermine la structure et l’épaisseur des locaux
 ; la nature, la forme et la composition
des cloisonnements ; les équipements techniques
qui innervent la ventilation et la climatisation,
etc.
Elle se décline en trois grandes
familles : l’isolation d’une pièce à l’autre, la réverbération
à l’intérieur de chaque pièce et
l’absorption des bruits d’équipements (ventilation,
climatisation…).
« Nous n’avons pas procédé à un traitement
d’ensemble, mais construit une sorte de village
musical où l’acoustique de chaque pièce
dépend de sa destination
 », résume Jean-Paul Lamoureux.
Soit, au final, 145 pages
de notices techniques devenues la bible des
responsables de ce chantier complexe qui
devrait s’achever fin 2012.

A présent que le gros oeuvre est terminé, le
choix des matériaux est soigneusement étudié
(menuiserie, parement, revêtement du sol
souple – caoutchouc ou PVC –, parquet,
type de gradins...).
A chaque fois, il s’agit
d’allier contraintes économiques, règles de
sécurité et esthétique.
« C’est un luxe nécessaire ! Nous allons enfin
disposer des conditions dignes de l’enseignement
que nous dispensons, du nombre de
salles adéquat, de taille et de configuration
adaptées et, surtout, d’un plateau d’orchestre
 !
 », se réjouit Jean Roudon, le directeur
du conservatoire.
La rentrée des élèves danseurs
et musiciens (une classe théâtre aussi…)
et de la cinquième promotion du pôle d’enseignement
supérieur dans ce bel édifice est
prévue pour septembre 2013.
Si le chantier se
poursuit au même tempo « allegro vivace » !

Claire Darfeuille
Le 5 octobre 2011

 

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