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L’Hôtel de ville

De la période révolutionnaire à la fin du règne de Charles X, les séances du Conseil municipal se déroulent dans l’école des garçons où logeait également l’instituteur qui faisait office de secrétaire de mairie. En 1817, la municipalité décida d’acquérir une petite maison attenante à l’église et située sur l’emplacement de l’actuel passage Saint-Christophe.

C’était une petite maison de deux étages, et de 79 m2 au sol. Derrière, il y avait un jardin séparé par un mur. Un mur mitoyen de celui du curé d’Aubervilliers. Dans cette maison, en 1830, on établit la mairie, le logement du curé, ainsi qu’un corps de garde, utilisé tant par la garde nationale que par le garde champêtre.

Mais cette maison devient rapidement trop étroite et le Conseil municipal décide, en 1844, de construire une nouvelle mairie en bordure de la place d’Armes, qui a remplacé l’ancien cimetière devant l’église. L’inauguration aura lieu en novembre 1849 en présence du sous-préfet et des notables locaux. Le bâtiment de 950 m2 était composé de l’actuelle façade donnant sur l’église, mais sans l’horloge qui fut construite ultérieurement. Une fois de plus, devant l’augmentation rapide de la population, les locaux municipaux s’avérèrent trop exigus et, entre 1858 et 1861, la mairie fut agrandie en équerre, le long de la rue du Moutier. L’ensemble, complété par quelques constructions annexes, hébergeait également une école de garçons, le commissariat de police et le dépôt de la pompe à incendie.

En 1878, après la construction de l’école, appelée plus tard « Victor Hugo », l’école de garçons et l’asile quitteront la mairie. La justice de Paix, le commissariat de police et l’entrepôt des pompes (devenue caserne des pompiers) laisseront la mairie vers 1900 et s’installeront dans trois bâtiments construits spécialement pour les abriter dans le square Stalingrad.

Les agrandissements

Plusieurs projets d’agrandissement furent proposés au début du XXe siècle, mais la guerre ajourna les décisions et ce n’est qu’en 1926 que les nouvelles constructions furent achevées. L’aile de la rue du Moutier fut prolongée et une nouvelle façade sur l’avenue de la République donna à l’ensemble l’aspect triangulaire qu’il conserve toujours aujourd’hui. L’accroissement de la population et la spécialisation des services municipaux ont d’autre part entraîné la création de nouvelles annexes, notamment rue de la Commune de Paris et rue Achille Domart. Au début des années 90, la mairie a été modernisée et a subi à cette occasion d’importantes transformations intérieures ; son entrée principale a été transférée sur la nouvelle place, face à l’église.