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Marche à la mémoire de Fossary Sanha



Près de 400 personnes ont participé ce samedi 17 octobre à la manifestation silencieuse organisée à la mémoire de l’adolescent de 16 ans, assassiné une semaine plus tôt.

Près de 400 personnes ont participé ce samedi 17 octobre à la manifestation silencieuse organisée à la mémoire de l’adolescent de 16 ans, assassiné une semaine plus tôt.

« Plus jamais ça ! » Derrière la banderole, la mère de Fossary Sanha et ses proches avancent dignement dans les rues de la ville. Près de 400 personnes les accompagnent dans le plus grand silence.
Ce samedi 17 octobre, les quartiers Villette - Quatre-Chemins ont répondu présent à l’appel de la marche organisée en souvenir de l’adolescent de 16 ans.
Fossary a été tué à coups de couteau samedi 10 octobre, aux alentours de minuit à Pantin.
Un drame qui s’inscrirait dans un contexte de rivalité entre quartiers de La Courneuve et d’Aubervilliers (l’enquête de police est en cours).

Parti peu après 15 h de la rue des Quatre-Chemins, où habitait la victime, le cortège a remonté la rue des Cités, puis l’avenue de la République, jusqu’à la place de la Mairie. Une marche d’une grande dignité, sans tension, comme le souhaitait la famille.
« Nous voudrions que des gens ne meurent pas pour rien, ni ici, ni nulle part. On ne veut pas qu’une autre mère pleure. Il ne faut pas que cela continue. Aujourd’hui, un véritable élan de solidarité est né suite à ce drame. Maintenant, il faut laisser la famille faire son deuil. Et la justice faire son travail », a lancé au micro, à la fin du parcours, Mamadou Coulibaly, militant associatif et porte-parole de la famille.

Unis face au drame

Cet appel au calme a été relayé par les trois maires des communes concernées, également présents : Pascal Beaudet pour Aubervilliers, Bertrand Kern pour Pantin et Gilles Poux pour La Courneuve. « Face à la mort d’un adolescent, quel que soit le quartier ou la ville, d’où que l’on vienne et d’où que l’on soit, la douleur est universelle, a rappelé Pascal Beaudet. La colère et l’indignation nous ont assaillies. Mais nous devons rester solidaires et vigilants, pour que cela ne se reproduise pas, en puisant dans toutes les ressources d’Aubervilliers : les écoles, les associations, les relais dans chaque quartier... »

Une solidarité qui s’est exprimée, également, par les dons laissés aux proches de Fossary [1] pour financer le rapatriement du corps du jeune homme au Sénégal, d’où est originaire sa famille.
Vers 17 h, avant que la foule ne se disperse dans le calme, une minute de silence à la mémoire de l’adolescent a été respectée à l’appel du maire « pour clore cette marche et faire vivre ce mot de "fraternité" inscrit dans notre devise républicaine. »

Aurélia Sevestre
Photos : Michaël Barriera
Le 19 octobre 2015


[1Une collecte est organisée par la Maison de jeunes Jacques-Brel (Villette)