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Le Capa change de direction

Implanté depuis 1986 dans le quartier
de la Maladrerie avec le soutien de la
municipalité qui le subventionne depuis
son ouverture, le Centre d’arts plastiques
d’Aubervilliers Camille Claudel, plus connu
sous le nom de Capa, s’apprête à prendre un
virage.

Implanté depuis 1986 dans le quartier
de la Maladrerie avec le soutien de la
municipalité qui le subventionne depuis
son ouverture, le Centre d’arts plastiques
d’Aubervilliers Camille Claudel, plus connu
sous le nom de Capa, s’apprête à prendre un
virage.

Tant au niveau de sa direction que de son public.

Suite au départ en retraite de son emblématique directrice, Geneviève Benamou, l’association s’est orientée vers une co-direction assurée par Juliette Fontaine, artiste et enseignante depuis plus de dix ans au sein
de la structure, et Julie Ulloa qui a oeuvré longtemps à la direction municipale de la Culture.

Juliette, directrice pédagogique, est chargée de superviser le contenu des
cours et de valoriser les travaux ; Julie, directrice administrative, s’occupera des questions liées au budget, aux ressources humaines
et au partenariat.

Pour la centaine d’élèves que compte le Capa, ce changement ne sera pas forcément visible dès cette année puisque le programme 2013- 2014 reste inchangé jusqu’en juin, si ce n’est que les ateliers, auparavant conduits par Juliette Fontaine, le sont désormais par une autre enseignante : Cécile
Brigand
.

Dans un premier temps, les nouveautés consisteront à proposer, de janvier
à mai, des stages pour adultes, le week-end, ainsi que des stages de sculpture (pour enfants) et de photographie (pour adolescents), pendant les vacances scolaires.

« L’une de nos priorités, annonce Julie Ulloa, consiste à diversifier nos publics pour enrichir ensuite nos cours annuels. Jusque-là, le Capa proposait de la photo, du dessin, de la sculpture et du dessin-peinture pour adultes
et enfants de 6 à 12 ans. Maintenant nous souhaiterions aussi toucher les adolescents. »

S’ouvrir aussi davantage à l’art contemporain et explorer de nouvelles techniques (vidéo, multimédia, céramique).

Multiplier le partenariat avec les structures culturelles et artistes locaux

« Ce n’est pas parce qu’on est amateur qu’on ne peut pas avoir une pensée sur son travail et sur l’art contemporain, affirme Juliette Fontaine.Nous aimerions que le Capa aille au-delà de la simple proposition
d’ateliers. »

Et Julie Ulloa d’ajouter : « L’idée est de multiplier les partenariats, notamment avec les autres structures culturelles basées sur la ville, d’établir un lien entre nos élèves et des artistes professionnels d’Aubervilliers et d’ailleurs, par le biais d’expositions, de résidences… »
Les idées ne manquent pas. Associées à des demandes du public, comme l’ouverture d’un cours de dessin pour les moins de 6 ans ou d’ateliers pour les 12-16 ans, elles pourraient bien se transformer en projets et conduire le Capa vers une nouvelle dynamique.

Isabelle Camus
Le 8 janvier 20014

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