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Face aux crises au Moyen-Orient et en Europe

Une grande rencontre-débat sur les crises d’aujourd’hui et le monde tel qu’il sera demain avec Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de Palestine en Europe, d’Edwy Plenel, directeur de Mediapart et de Jack Ralite, ancien ministre et maire honoraire d’Aubervilliers, le 17 octobre à L’Embarcadère.

Comment va le monde ? Franchement mal ! Guerre et conflits au Levant, récession qui ne dit pas son nom en Occident, réfugiés ici, chômeurs là, et avec tout ça, la Terre, notre maison commune, qui se délabre, l’humeur est sombre…
C’est l’effet multi-crises. Crise sociale, crises géopolitiques, crise identitaire, crise écologique et, au bout du compte, la peur.
La peur de tout et la peur de tous. Une angoisse généralisée sur laquelle prospèrent les extrêmes.
A quoi croit-on encore, spectateurs résignés de nos écrans saturés d’images chaotiques ? Et pourtant, des crises peuvent aussi émerger de nouvelles cohésions.
Des tentatives collectives, fragiles, mais qui s’affirment. Elan démocratique au sud de l’Europe, naissance de nouveaux modes de production, mouvements dans la société civile, voix qui portent sur la scène internationale.
Le 17 octobre, à L’Embarcadère, Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de Palestine en Europe, Edwy Plenel, directeur de Mediapart, et Jack Ralite, ancien ministre et maire honoraire d’Aubervilliers (à l’initiative de cette rencontre avec la municipalité), dresseront un état des lieux de ce monde bousculé à l’occasion d’un grand débat public.
Sa connaissance des deux rives de la Méditerranée et des destins étroitement liés de l’Europe et du Moyen-Orient en fait une observatrice de premier plan. Personnalité engagée, Leïla Shahid a son franc-parler, elle dit ce qui est et ce qui devrait être.

Plume acérée, Edwy Plenel a redonné vie, avec Mediapart, à la presse française d’investigation. Un journalisme, solide sur les faits et éditorialement assumé, qui a bousculé les habitudes complaisantes du PAF à l’égard des puissants. Avec lui, les questions de notre société : justice sociale, dévoiement d’une économie financiarisée, repli identitaire… sont abordées de front, sans concession.

Quant à Jack Ralite, on sait son regard large et sa capacité à relier les fils, si peu visibles aujourd’hui, des choses qui nous fondent individuellement et collectivement.
C’est lui qui, en amorce, ouvrira le débat du 17 : « Là-bas comme ici, dans toute l’Europe et au-delà, nous sommes confrontés à un véritable ébranlement des sociétés. Partout se fissurent, se fracturent les contrats sociaux en usage. Le monde entier est victime. La grande question du mode de cohésion de nos sociétés dans leur diversité est à l’ordre du jour. »
Voilà donc le sujet principal, celui de notre histoire contemporaine. L’histoire à écrire d’un XXIe siècle dont le sort hésite. Entre le pire, qui n’est pas certain si nous réagissons suffisamment, et le mieux, qui n’est pas acquis si le renoncement persiste.

Grégory Paoli

RENCONTRE-DÉBAT
Pour la paix au Moyen-Orient et un avenir humain pour la France
Samedi 17 octobre 2015 à 19 h
L’Embarcadère
5 rue Edouard Poisson
Entrée libre sur réservation au 01.48.39.52.21


+ Un moment musical durant cette soirée

"As I Tell it..."

Création musicale de Dina Shilleh sur des poèmes de Tarik Hamdan

Dina Shilleh, piano. Dima Bawab, soprano. Mathilde Vittu, alto. Annelise Clément, clarinette.

Dina Shilleh est pianiste et compositrice. Elle vit à Ramallah et enseigne au conservatoire Edward Saïd. Sa création sera jouée pour la première fois à Aubervilliers, avec une chanteuse palestinienne et deux musiciennes françaises, avant d’être enregistrée le lendemain au Conservatoire de Paris.