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Boxing Beats, boxing plus

Le gala du 25 avril à l’Espace Fraternité est une belle vitrine pour le Boxing Beats qui
développe depuis 15 ans un modèle sportif associant sport, insertion, éducation et parité.

Le gala du 25 avril à l’Espace Fraternité est une belle vitrine pour le Boxing Beats qui
développe depuis 15 ans un modèle sportif associant sport, insertion, éducation et parité.

Ce lundi-là au stade André
Karman, c’est soirée
sprint, assouplissements
et Shadow boxing sur les couloirs
de la piste.
Une quinzaine
de participants transpirent sous
une lumière douce. L’espace d’un
entraînement, ils ont déserté le
ring, les sauts à la corde et les
sacs de la salle du 41 rue Lécuyer.
Mais, où qu’il aille, le Boxing
Beats est à son aise, discret, impliqué
et efficace à l’image de
Saïd Bennajem, son directeur
sportif.

Dans le groupe du soir, plusieurs
d’entre eux préparent le gala
du club, le 25 avril à l’Espace
Fraternité. Parmi eux, il y a elle.
Stelly Fergé est une des six féminines
qui combattra dans le
magnifique écrin en bois de la
porte d’Aubervilliers. A 21 ans,
la demi-finaliste du dernier
championnat de France chez les
moins de 60 kg met tout son
coeur dans cette échéance.
« Pour
faire plaisir à mon club, donner
une belle image, et aussi parce
que je prépare un rendez-vous
international le 5 avril
 », confie
la jeune femme, tout essoufflée
après une série sévère de tractions.
Pas question de baisser la
garde.
Notre boxeuse se projette déjà dans
les qualifications du prochain championnat
de France.

Sarah Ourahmoune parmi les 6 boxeuses présentes

La championne du Monde 2008, Sarah
Ourahmoune – de retour après un break
d’une année et un bébé – voit plus loin
encore.
Son ambition : reconquérir une
ceinture intercontinentale d’ici les Jeux
olympiques de Rio en 2016 où elle compte
bien figurer.
Saïd Bennajem, qui a boxé aux JO de Barcelone en 1992, et John
M’Bumba à ceux de Pékin en 2008, devraient
lui être d’excellents conseils dans
sa quête.
Ainsi va le Boxing Beats, la tête dans les
étoiles mais les deux pieds dans le concret
de sa discipline au quotidien.
« Depuis sa
création en 1999, le club a toujours su promouvoir
un modèle original qui associe
par la boxe, l’excellence sportive, l’éducation
aux valeurs citoyennes, l’insertion et
la parité
 », rappelle Natacha Lapeyroux,
sa présidente et boxeuse elle-même.
Le palmarès sportif est éclatant avec, cucumulé,
une ceinture mondiale et
une médaille de bronze, quatre
titres européens et 56 nationaux.

Le club aux 143 adhérents (60
en loisirs, 48 en compétition, 35
en boxe éducative) sait conjuguer
ses succès avec une politique
d’insertion sociale par le
noble art.
On y trouve notamment
du soutien scolaire aux licenciés
du club, ainsi qu’un partenariat
avec la fondation Vinci
et le Stade de France.
Il permet,
chaque année, à deux jeunes méritants
de trouver un emploi.
En outre, le Boxing Beats continue,
comme à ses débuts, de promouvoir
la boxe au féminin.
Elles sont une trentaine aujourd’hui
à partager la salle d’entraînement
avec les garçons.
Sept
d’entre elles boxent en compétition.
Enfin, les interventions avec
le milieu scolaire n’ont jamais
cessé en 15 ans, avec la venue
hebdomadaire d’enfants de quatre
écoles sur les installations de
la rue Lécuyer.
C’est tout cela aussi qu’il faudra
lire le 25 avril, entre les poings
des pugilistes du Boxing Beats.

Frédéric Lombard
Le 10 avril 2014

SOIRÉE DE GALA

Vendredi 25 avril à partir de 19 h
Espace Fraternité
2 rue du Docteur Troncin.
15 combats amateurs dont 6 féminins sont au
programme de cette soirée exceptionnelle.
En vedette Sarah Ourahmoune.
La championne du monde 2008 retrouvera
la compétition après un break d’une année.
Sur place, possibilité d’une restauration
chaude, à table.
Des défilés de mode et des spectacles
seront présentés entre les combats.

Ouverture des portes à 18 h.

Entrées :
10 € sans repas, 25 € avec repas
et boissons.