Archives de la Ville d’Aubervilliers

Carte blanche à la créativité

publié le 26 août 2009

Avec son sol moucheté de peinture, ses chevalets et planches à dessin soigneusement rangés, ses effluves de peinture, le Centre d’arts plastiques Camille Claudel dévoile sa vocation au premier regard.
Depuis sa création en 1973, le grand atelier de la rue Lopez et Jules Martin aimante les amateurs de beaux-arts.
Une quinzaine d’élèves l’envahissent chaque soir pour y découvrir et s’approprier les secrets du fusain, de la craie sanguine, de l’encre ou de l’aquarelle.

Le Capa comptait 120 inconditionnels en 2008, répartis dans les ateliers des cinq artistes qui enseignent le dessin, la peinture, la sculpture et la photographie. Une transmission qui, au-delà de la seule technique, s’efforce de « faire naître des choses », analyse Christelle, inscrite aux ateliers de dessin et de sculpture depuis deux ans.

« Il est important que les élèves développent leur écriture personnelle », souligne la plasticienne Juliette Fontaine.
« Je leur propose un thème, développé sur trois ou quatre séances, en lien avec une technique particulière.
Cela permet à chacun de s’approprier le sujet, selon sa propre temporalité. »

La chambre noire et sa version numérique moderne, Photoshop, contribuent elles aussi à la popularité du lieu.
« Les techniques sont différentes, mais l’objectif reste le même : la mise en valeur de l’image de départ, observe le photographe Emmanuel Bacquet. _ Au-delà de la dimension technique, je suis là pour aider les élèves à développer un projet artistique.
C’est un atelier d’arts plastiques, pas un club photo. »

L’exposition de fin d’année donne une idée du bouillonnement créatif du Capa.
De longilignes personnages en céramique blanche et grise évoquent les arts esquimaux ; une composition photographique explore les impressions d’un corps sur une bâche ; un diptyque peint fait un clin d’œil à Basquiat
« Des productions magnifiques, des choses très belles et sensibles », admire Geneviève Benamou, directrice du centre.

Pour les plus jeunes, « l’école est parfois un tremplin vers une formation artistique : Beaux-Arts, Dupperé… ». Et ce n’est pas la seule vertu du Capa.
« La pratique développe une autre façon de voir la vie, une vision plus aiguisée des compositions, couleurs ou formes de notre environnement, remarque Claudine, fidèle depuis quinze ans. »

p align="right">Véronique Petit
Le 26 août 2009


CENTRE D’ARTS PLASTIQUES CAMILLE CLAUDEL

27 bis, rue Lopez et Jules Martin, tél. : 01 48 34 41 66.

  • Inscriptions : en cours
  • Début des cours : lundi 28 septembre
  • Ateliers : dessin, dessin-peinture (adultes et enfants), photographie, sculpture

    Tarifs :
    selon le quotient familial, enfant de 69,46 € à 169,68 € ; adulte de 92,89 € à 226,11 €.
  • Autres activités : dessin de modèle vivant ; visites-conférences d’expositions parisiennes.