Archives de la Ville d’Aubervilliers

Le prolongement de la ligne 12 officiellement lancé

publié le 11 juin 2008 (modifié le 25 juin 2008)

Depuis quelques mois, on
avait un avant-goût de ce
qui se préparait.
Autour
de la place du Front
Populaire, au sud de la Plaine Saint-
Denis, et sur l’avenue Victor Hugo,
des barrières de chantier posées, des
équipes d’ouvriers qui s’activaient,
la circulation qui s’était compliquée
au niveau du pont de Stains, réduit
à deux voies…
Un mal pour un
bien ! Car tout cela annonçait ce qui
s’officialise aujourd’hui : le démarrage
du chantier de prolongement de la
ligne 12, de la Porte de la Chapelle à
la Mairie d’Aubervilliers.

Depuis soixante ans que la ville
attendait cela !
De municipalité en
municipalité, la revendication récurrente
d’Aubervilliers d’avoir « son »
métro en centre-ville, à l’équivalent
de la plupart des communes limitrophes
de Paris, se sera (trop) longtemps
heurté à une fin de non recevoir
d’un Etat financeur très pingre
pour l’occasion.

L’attractivité de la ville renforcée

Finalement, ce n’est qu’à l’orée des
années 2000, alors que la Région prenait
du poids au sein du Syndicat des
transports en Ile-de-France (l’autorité
organisatrice du réseau francilien),
que la RATP a reçu le feu vert pour
lancer le projet.
Après le temps des
études et quelques péripéties supplémentaires
(en 2006, le prolongement
est remis en cause avant d’être confirmé
sous la pression des élus locaux Maret
de la population), nous y voilà…
« L’arrivée du métro, c’est la fin
d’une injustice qui était faite à notre
ville et à ses habitants, mais c’est surtout
une promesse de développement
pour Aubervilliers », le maire, Jacques
Salvator, ne cache pas sa joie.
Avec, à
terme (en espérant que la deuxième
étape du chantier suive immédiatement
la première), un centre-ville à
moins de 10 minutes de la Porte de la
Chapelle, en ligne directe avec la gare
Saint-Lazare et Montparnasse, sûr
que l’attractivité de la commune va
s’en trouver renforcée.
Sur cet axe du
nord parisien, ce sont 330 000 habitants
(inclus le XVIIIe arrondissement
et Saint-Denis) et 150 000 salariés
qui seront directement concernés
par le prolongement de la ligne 12.

Le 25 juin, pour la pose de la première
pierre de l’énorme chantier
(198 millions d’euros investis pour
la phase 1), tous les financeurs du
projet seront là aux côtés des élus
d’Aubervilliers et de Plaine Commune
 : la direction de la RATP et du
STIF, mais aussi le président de la
Région, Jean-Paul Huchon, le président
du Conseil général, Claude
Bartolone, et le préfet de la Seine-
Saint-Denis qui représentera l’Etat.

Un tunnel de 4 km à creuser

Pour percer le prolongement de la
ligne longue de presque 4 km, il faudra
deux années pleines au tunnelier
qui sera assemblé, début 2009, dans
un puits de départ creusé en contrebas
du pont de Stains.
Le monstre
d’acier rampera d’abord vers la station
de la Porte de la Chapelle avant d’être
démonté et redirigé vers la Mairie
d’Aubervilliers… qu’il dépassera de
quelques centaines de mètres pour
que les rames aient la possibilité de se
garer (puisque ce sera un terminus).
Parallèlement au percement du
tunnel, l’aménagement de la « boîte »
Proudhon-Gardinoux sera lancé en
2010.
A ciel ouvert, selon la technique
des parois moulées, et en descendant
jusqu’à 20 mètres de profondeur.
D’architecture résolument
moderne (puits de lumière naturelle,
mobilier en acier brossé, etc.), la future
station disposera de quatre accès
(dont un par ascenseur) et de sept
escaliers mécaniques.

Cerise sur le gâteau, en profitant de
la proximité du canal, le chantier de la
ligne 12 sera placé sous le signe du
développement durable avec l’évacuation
des déblais par péniches et non
par camions.
Une solution qui permettra
d’épargner à la ville près de
20 000 rotations de semi-remorques…

Frédéric Medeiros
Le 11 juin 2008

RATP infos chantier :
01.58.77.07.27