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Fermeture du centre de traitement du cancer à Aubervilliers

L’attitude du Gouvernement et de l’Agence Régionale de Santé (ARS) confirme l’apartheid médical aux portes de Paris !

L’attitude du Gouvernement et de l’Agence Régionale de Santé (ARS) confirme l’apartheid médical aux portes de Paris !

Quoiqu’en disent la Ministre de la Santé et l’Agence Régionale de Santé (ARS) en réponse à la question posée au Gouvernement le 5 mai dernier par la Députée Elisabeth Guigou, je déplore la diminution de l’offre de soins à Aubervilliers.

Le gouvernement et l’ARS maintiennent leur décision de fermer le centre de radiothérapie de la Roseraie. Pourtant, ils ne nous apportent toujours pas d’explications sur ce qu’ils considèrent comme non conforme et dangereux dans l’activité des médecins et des personnels du centre de traitement du cancer.

Je rappelle que les deux sites autorisés les plus proches, qui se situent à 4 et 6 km, ne sont toujours pas facilement accessibles par les transports en commun. Ils le seront avec le Grand Paris Express mais en 2025 si tout se passe bien.

Par ailleurs, la Ministre et l’ARS ne m’ont toujours pas informé du devenir de la machine dernière génération à l’arrêt depuis fin janvier. Quel gâchis ! L’Ile-de-France ne dispose que d’une autre machine similaire à Villejuif.

Cette attitude de l’ARS et de la Ministre de la Santé, qui n’a jamais répondu directement aux habitants, aux patients, aux personnels (en chômage depuis le 4 mai), aux maires et à l’ancien Ministre de la Santé, Jack Ralite, confirme l’apartheid médical aux portes de Paris.

Cela ne présage rien de bon du diagnostic territorial en cours mené par l’ARS sur l’état de santé de la population en Seine-Saint-Denis.

Je reste quoiqu’il en soit mobilisé et disponible pour que l’activité de cancérologie soit plus performante dans le département le plus touché par cette maladie.

Pascal Beaudet
Maire d’Aubervilliers
Conseiller départemental
Vice-président Plaine Commune
Le 12 mai 2015