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Crochets par L’Embarcadère

Finales des championnats de France
féminins à l’Embarcadère samedi 13 février.

Finales des championnats de France
féminins à l’Embarcadère samedi 13 février.

Et si, dans quelques jours, l’histoire se
répétait ? En 2010, le Boxing Beats
d’Aubervilliers (BBA) rentrait des
championnats de France femmes avec
quatre victoires dans ses bagages pour autant
de qualifiées à l’entame de cette soirée
mémorable.

Cet exploit avait alors été signé par un quatuor
en état de grâce. Sarah Ourahmoune
en était. Six ans plus tard, qui empêchera
la championne de France 2015 de remporter
un 10e titre, le 13 février à L’Embarcadère
?
Son état de forme, sa motivation
et le lieu du combat plaident largement
en sa faveur. Le public n’aura d’yeux que
pour celle qui rêve, à 34 ans, d’une qualification
aux Jeux de Rio, certainement son
dernier tour de ring.

Viser la ceinture

Une ceinture hexagonale, c’est également
tout le mal que souhaite Saïd Bennajem,
l’entraîneur et directeur technique du
BBA, à ses trois autres boxeuses qui devraient
disputer ces finales.
Juliette De
Swarte (- 48 kg) et Stelly Ferge (- 57 kg)
n’ont rien de novices. Juliette est championnede France
pré-combat 2013.
Stelly est double
championne de
France junior et
vice-championne
de France 2015.
Maily Nicar (- 75 kg), c’est une autre
affaire. Ce phénomène avait conquis en
2015 la ceinture nationale (- 69 kg), neuf semaines
seulement après son premier combat.
« On peut raisonnablement tabler
sur trois victoires, mais attention, Stelly
peut créer la surprise car, à seulement
23 ans et déjà huit saisons au Boxing, c’est
un de nos grands espoirs
 », assure Saïd
Bennajem.
Maily, l’étudiante, a rejoint en 2015 le BBA
(aux 50 titres de champion de France),
filles et garçons confondus, pour augmenter
ses chances d’un deuxième titre.
« Au club,
ces filles représentent l’excellence dans un
groupe d’une dizaine de boxeuses engagées
dans les compétitions et autant en
boxe éducative
 », précise Saïd Bennajem.

Grand précurseur, le BBA s’est taillé une
renommée enviable dans la formation au
féminin d’une discipline reconnue par les
instances fédérales et internationales depuis
une dizaine d’années seulement.
Les JO
lui ont ouvert ses portes en 2012, à Londres.
Les Jeux avec une médaille, c’est juste
ce qu’il manque sur le CV sportif de Sarah
Ourahmoune (- 51 kg), championne
du Monde en 2008 et double médaillée
d’Europe en 2007 et 2011.
Il y aura du lourd sur le ring d’Aubervilliers
qui accueille la compétition pour la
troisième fois en dix ans.

Frédéric Lombard
Le 4 février 2016

FINALES DES CHAMPIONNATS DE FRANCE FÉMININS

Samedi 13 février, à partir de 19 h
Ouverture des portes à 18 h 30.
Huit combats féminins et un combat pro
masculin avec Cyril Maikadi.
Entrée : 5 €
L’Embarcadère
5 rue Edouard Poisson.